14_COIFFEUSE_POUR_DAMES.html
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Ce qu'ils en pensent :
Media G.net : « Avec un style sobre, contenu, par des mots justes, parfois assénés, parfois simplement déposés sur une lit entraînant la réflexion du lecteur, L-N Gagnou nous entraîne dans l’introspection. Roman intime, intimiste, sérieux, émouvant, puissant et très bien écrit, Des années si lisses mérite d’être lu et relu avec plaisir et attention et… d’être offert à toutes ces petites ou grandes soeurs, ou grands frères, qu’on a pu perdre sans s’en apercevoir ou sans vouloir comprendre que la vie était en train de nous séparer. »
La Référence : « Avec ce merveilleux roman, L-N. Gagnou, dans une écriture introspective toute en finesse, propose une profonde interrogation sur le temps, sur l’amour et sur la fragilité de leur préservation. Elle engage au terme de ce sombre et beau voyage intérieur, une question fondamentale : comment réagirions-nous face à l’imminence d’une maladie si nous étions seul-e, sans amour, pour l’affronter ? »
Gay Graffiti : « Une pépite de plus à mettre dans votre bibliothèque. »
Lesbia Mag : « Il y a aussi la description d'une relation sentimentale tendre et paisible, de l'évolution d'une lesbienne qui comme beaucoup s'est d'abord réfugiée dans l'extrême discrétion avant de s'afficher tranquillement sur le mode du « c'est comme ça et pas autrement ». Vraiment un livre très agréable à lire et très… lisse. C'est un compliment. »
Têtu : « Briser ce silence qui nous dépossède et revenir à soi, avant de renouer avec les autres… »

Extrait :
« Elle s’approche de moi, me sourit, m’embrasse sur la paupière. Une immense vague de sécurité me submerge. Que peut-il m’arriver ? J’aime être limpide aux yeux d’Hélène, avoir la certitude qu’elle me connaît si bien qu’elle lit en moi même si je me masque. Cela me garantit son amour : elle sait ce que je suis, donc ne peut pas être déçue. J’ignore si elle comprend, au fond, pourquoi j’ai besoin de Diane alors qu’elle-même me donne tout, mais elle respecte ce besoin et ne le contrarie jamais. Quant à moi, je suis bien consciente des liens que je renoue, quand je suis au bout du clavier, avec cette jeune femme inconnue et si familière, je sais de quel amour se forge cette relation, amour obstiné et ancré, dans lequel j’ai appris à exister, qui me réalise, mais sans doute voué à l’échec… Car les petites sœurs, un jour, elles cessent de vous aimer. Vous entendiez leurs rires, leurs serments, leurs confidences. Elles vous sautaient au cou, vous serraient dans leur bras, elles n'avaient pas assez de mots pour vous dire leur tendresse, et vous n'aviez pas assez de cœur pour contenir toute votre joie. Et puis la source, brutalement, se tarit ; vous attendez des paroles qui ne sont plus prononcées, des gestes qui ne sont plus même esquissés. À quoi bon le souligner, le reprocher ? Les amours qui se meurent sont déjà des amours mortes. Et vous reprenez votre chemin, plus seule, plus lourde. Vous n'aurez plus de petite sœur.
Quand a-t-elle commencé à me lâcher la main, Isabelle ? »

Le mot de l'auteure :
« C'est l'histoire de la perte d'une affection, du bouleversement de notre existence alors, du deuil fragile auquel nous parvenons, de tous les retentissements que cette privation va avoir sur notre vie à venir, et partant sur celle des autres.
J'ai eu envie de m'interroger sur les effets désastreux du silence, cette lente dérive dans laquelle il nous entraîne, alors que nous le croyons protecteur. Je pense bien sûr en particulier à ce piège dans lequel s'enferment souvent les homos : certes la société ne favorise pas l'épanouissement de notre véritable personnalité, mais à trop subir ses impératifs, ne l'aidons-nous pas à nous aliéner ? »

Le mot de l'éditrice :
« Au rythme des gestes quotidiens, simples, rassurants, Laurence s’appuie sur l’indéfectible amour d’Hélène, sa compagne, pour apaiser le passé. Son travail de musicienne baroque tient une place prépondérante dans sa vie et cette musique qui traverse les siècles vient contrebalancer la brutale prise de conscience du côté éphémère de son passage sur terre.
L’auteure se sert habilement de la relation virtuelle entre Laurence et Diane pour nous permettre de suivre l’évolution de son héroïne. Au fil des échanges, les portes qu’elle gardait soigneusement closes s’ouvrent, les questionnements trop longtemps étouffés reviennent en force, les souvenirs ressurgissent, les nœuds se détricotent, la vie reprend ses droits, se fait plus légère. D’autres liens peuvent alors se tisser avec Isabelle, sa sœur perdue de vue depuis de longues années. Ces années qu’elle pensait si lisses…
Dans son deuxième roman, L-N. Gagnou explore, avec finesse et acuité, ces jours sans fin qui ravivent les douleurs inexprimées. C’est l’histoire d’une conversation interrompue entre deux soeurs et renouée des années plus tard. Une histoire qui nous touche par son universalité. »

Biographie :
L-N Gagnou est l'auteure du roman La Tangente et de deux recueils de nouvelles Trois pas dans la ville et Les Innocents aux éditions Le Manuscrit.

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