Ceriselles, la collection de littérature lesbienne des éditions de La Cerisaie
Ceriselles, la collection de littérature lesbienne des éditions de La Cerisaie
BELLES D’ÉPOQUES
Cécile Bailly, Catherine Bourassin, Paola Cicagna, Valérie Dureuil,
Corinne Gendraud, Virginie Lejour, Anne-Laure Mahé, Geneviève Martorella,
Martine Merlin-Dhaine, Hélène de Monferrand, Brigitte Ourlin et Christine Sabolo
Nouvelles - 14,00 euros
272 pages - Collection Ceriselles
ISBN 2-914908-18-0
Ce qu'ils en pensent :
Lesbia Magazine : « En fermant le recueil, on se dit que l'imagination est galopante chez ces donzelles. […] Ce qui importe est de se faire enlever par le talent des narratrices et elles y parviennent fort bien dans l'ensemble. »
La dixième muse : « Une jolie brochette d'auteures pour ce recueil original qui explore l'amour saphique à travers les âges, de la préhistoire aux années soixante-dix. »
Activ'elles : « Un ton badin pour un parti pris d'optimiste, avec à toutes les époques des lesbiennes qui s'assument joyeusement et sont admises sans sourciller par la société. Cela fait du bien de rêver ! La vérité historique en prend assurément un coup, mais on peut bien s'amuser de temps en temps ! »
Têtu : « Une invitation au voyage à travers le temps et une collection de romances et d'aventures qui peuplent parfois nos rêves. Certaines nouvelles très condensées gagneraient à devenir des romans à part entière.
Résumé :
Au commencement était la femme. Et l'amante de la femme…
Douze auteures revisitent les siècles dans ce petit guide de l'amour saphique, de la préhistoire aux années soixante-dix.
Leurs héroïnes conjuguent leur époque avec l'amour lesbien, qu'elles vivent dans des cavernes, chantent sous le balcon de leur dulcinée, se battent l'épée à la main, sur le pont d'un navire corsaire ou en haut des barricades, qu'elles soient archéologue, peintre, braqueuses de banques, qu'elles vivent au xviie siècle, pendant la Seconde Guerre mondiale, en Indochine, à Bruxelles ou hors du temps…
Les mots des auteures :
Les Dames de Tautavel, de Geneviève Martorella
«Il y a quelques années, au détour d'une visite dans un musée de paléonthologie, j'avais lu que les statuettes de déesses de la fertilité comme celle de La Dame de Parempuyre laissaient supposer que les premiers hominidés ne faisaient pas le rapport entre l'acte sexuel et la procréation et que pour cette raison, les femmes étaient vénérées comme des idoles, parce qu'elles seules donnaient la vie. Cela m'a laissée rêveuse d'un monde où les femmes mèneraient la danse, y compris dans les rapports amoureux… Dont acte.»
Amira ou l'amour courtois, de Corinne Gendraud
«Le Moyen Âge est une période de l'Histoire trop souvent associée aux mêmes mots : obscurantisme, servage, Peste Noire, Inquisition, guerre de Cent Ans… Bien que tout cela soit véridique, je me suis plu à ignorer les traditions et les interdits afin de bousculer les convenances et apporter un peu de rêve.
Cette petite histoire se déroule dans la France du XIIIè siècle au moment où l'Europe découvre une nouvelle conception de l'amour - l'amour courtois - et ce notamment à travers la musique et la poésie des artistes de l'époque.
Amira, fille unique d'un fabriquant d'instruments de musique, va se retrouver face à un choix qui décidera de sa vie sociale et amoureuse. Mais les convenances sont bien loin dans ce monde presque « parallèle » qu'un brin de folie nous permet d'entrevoir…»
Victoria, de Cécile Bailly
«Au départ, il y a le personnage: "On ne m'avait pas prénommée Victoria pour rien". L'époque alors s'impose d'elle-même: la période où la Franche-Comté (mon point d'attache) combattit le Royaume de France pour sauvegarder (en vain) sa semi-indépendance. Les thèmes de la résistance et de la rébellion conviennent parfaitement au personnage rebelle et volontaire de Victoria.»
C'était écrit, de Christine Sabolo
«Dans tous les domaines, c'est le futur qui m'attire, alors lorsque l'on m'a demandée de me tourner vers le passé, un seul nom m'est venu à l'esprit : Angélique de Sancé de Monteloup, joyau de la cour de France, Marquise des Anges, parce qu'elle a bercé de ses aventures mon adolescence. Je n'ai rien choisi, c'est elle qui s'est imposée en se glissant sous ma plume. Vous voyez, quand je vous disais que «c'était écrit», je ne plaisantais pas !»
Diane, de Virginie Lejour
«Sappho écrivait il y a plusieurs siècles : « Moi, à ta vue, je reste sans voix, ma langue se brise, la fièvre me brûle, mes yeux se brouillent, mes oreilles bourdonnent, je sue, je frissonne, je verdis, je crois mourir. Mais il faut oser… » Et cela vaut toujours aujourd'hui. Ce que j'ai voulu raconter avant tout, c'est le désir impétueux. Ce désir tenace et terrifiant qui a tant d'incidence sur nos cœurs et nos corps et qui nous fait agir à sa guise.»
Anne, de Viriginie Lejour
«J'ai toujours raffolé des films de cape et d'épée, des romans d'aventure et des histoires de pirates. Lorsque j'étais petite fille je les regardais sans retenue. Adolescente, j'affichais un visage de mépris sans pour autant louper les nombreuses rediffusions de Sissi… Pourtant, il manquait quelque chose. Si les aventures me faisaient vibrer, je trouvais toujours les héros nuls et les héroïnes magnifiques. L'histoire d'Anne et Mary est un peu une revanche prise sur les centaines de films et romans d'aventure où les femmes qui aiment les femmes étaient un peu oubliées. Une sorte de rêve de jeune fille…»