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Elles ont tout pour être heureuses... séparément !

Ce qu'ils en pensent :
La Référence (Québec) : « Fanny Mertz nous offre un merveilleux roman fait de rebondissements, de retours en arrière et de mises au point. Quand l’amour triomphe des idées toutes faites et des préjugés malsains. Quand l’attraction des coeurs devient plus forte que la répulsion des contraires. Un roman à méditer pour ne pas laisser passer celle qui, aujourd’hui si différente, pourrait nous révéler celle que nous sommes. Parce que, justement, sa différence fait sa richesse et embellit toute relation. »
La Dixième Muse : « Sur le thème “Elles ont tout pour être heureuses... séparément ! “, le premier roman de Fanny Mertz propose une variation des plus drôles. »
Media-G.net : « Sur le thème du “Je t’aime / Moi aussi / Séparons-nous, parce que c’est insupportable “, Fanny Mertz  a écrit d’une main fluide, efficace, à la fois grave et pleine d’humour, un roman sur la difficile entente au quotidien d’un couple, malgré l’amour qui le sous-tend. L’absence fait évoluer, fait s’ouvrir à d’autres formes d’existence, à une souplesse, à une tolérance qui font que Lou et Frédérique se retrouvent enfin et parviennent à vivre ensemble sans se laisser détruire par des différences qui, au final, ne pas si essentielles que cela. »
Librairie Blue Book : « Comment concilier l’inconciliable : Fred l’urbaine pourra-t-elle s’entendre avec Lou la campagnarde... Une histoire à recommander pour montrer que l’amour n’est pas mort. Pour les romantiques et pour tout le monde. »
Lesbia Mag : « On ne s’ennuie pas une seconde dans cet univers bien décrit et cohérent. »
Fugues (Québec) : « Deux femmes qui s’attirent et se repoussent à la fois, au gré d’une danse continuelle. Une comédie de situation où les quiproquos sont au rendez-vous. »
Activelles (Belgique) : « Le rythme enlevé et le ton plein d’humour feront de votre lecture un très agréable moment. »

Résumé :
Lou est chanteuse, irrationnelle, désordonnée, accro au thé et à l’homéopathie et elle ne croit qu’à l’astrologie. Frédérique est chirurgienne, rationnelle, maniaque de l’ordre, accro au café et à la cigarette et elle ne croit qu’à la toute-puissance de la science. Tout les sépare, sauf... leurs étreintes, lumineuses, irrationnelles, passionnées, célestes. Mais peut-on supporter l’insupportable uniquement pour cela ? Non, bien sûr. Quoique...

Extrait :
« Oui, c’est exactement ça : Lou m’égare. Loin de moi, de ma logique et de mon monde. Lou et son irrationalisme, Lou et son inconséquence. Elle pour qui deux plus deux se doivent de faire absolument n’importe quoi mis à part quatre. Elle qui souffre d’une allergie inconditionnelle à toute forme d’ordre. Elle que la simple vue d’un agenda plonge dans l’angoisse. Elle qui ne peut s’endormir qu’à trois heures du matin, après avoir éclusé deux litres de thé en guise de somnifère !
Ah ! Lou et ses contradictions, Lou et son illogisme, pourquoi a-t-il fallu que ça tombe sur moi ?
Car ici on touche le fond du problème, pour autant que l’abîme qui nous sépare ait une borne : Lou est mon négatif, mon antipode. S’il existe un endroit dans cet univers où rien ne me correspond, elle y habite. Pour reprendre un terme cher aux physiciens d’aujourd’hui, disons que Lou est mon « anti-moi ».
Or, remémorez-vous vos cours de physique ou n’importe quel navet de science-fiction hollywoodien : matière et antimatière s’annihilent en lumière…
Cette transmutation saisissante a été observée en détail par des scientifiques en blouse blanche penchés sur leurs accélérateurs de particules.
Mais avec Lou point n’est besoin d’outillage savant, nous réalisons l’expérience quotidiennement dans un simple lit, ou à défaut dans n’importe quel endroit tranquille. Nos étreintes sont lumineuses, voilà l’ennui.
Le flash aveuglant qui surgit dès qu’un centimètre carré de sa peau entre en contact avec la mienne nous assomme de volupté, irradiant nos corps de l’envie incendiaire d’en étreindre plus. Rien ne survit à cet affolant désir, en tout cas aucune forme de conscience, de logique ou de rationalité. Soudain, l’espace étouffe d’une lumière qui m’aveugle à tout ce qui n’est pas elle et à travers laquelle j’assiste à la naissance de mon moi passionné, capable de tous les égarements. Celui-là même qui catastrophe ma raison. Car ce « moi-là » peut s’emporter pour rien, crier sa rage, aimer l’improvisation, lire son horoscope chaque matin ou jouir toute une nuit. Celui-là est incontrôlable et séduisant, mais il m’est si intolérable, si épuisant de vivre avec.
Alors, je l’ai congédiée, d’un coup de folie responsable. J’ai quitté Lou. Enfin non, je n’en aurais jamais eu le courage… Je me suis débrouillée pour qu’il ne lui reste que cette solution. C’est bien plus dans les manières de mon moi habituel, manipulateur et faux cul. Elle a claqué la porte il y a dix minutes à peine, avec sous le bras les quelques affaires qu’elle avait apportées chez moi. Sur le coup, après le « slang » quasi théâtral, j’ai ressenti un immense soulagement. Voilà qui était fait !
C’était sans compter sur la détermination obstinée de mes démons obscurs. Ils ne mirent pas longtemps à me souffler de la rouvrir, cette fichue porte. Et à présent je m’accroche à mon stylo en écrivant tout cela, dans l’unique but de ne pas me jeter sur la poignée, dans la cage d’escalier et à sa poursuite.
Une calamité. »

Le mot de l’auteure :
« Raconter une histoire en commençant par la rupture, ça peut sembler déprimant. Pourtant, une rupture, au sens large, n’est jamais que la fin d’une habitude. Or justement, ces deux-là, elles en sont farcies d’habitudes, du genre tenaces, résistantes au lavage. C’est même à cause de cela qu’elles se séparent. Mais parfois une rupture, c’est plus que juste quitter l’autre, c’est aussi se quitter soi. Parce que lorsque l’on a suffisamment mal, on fait taire son amour-propre et  on écoute son amour tout court.
C’est sûrement ce qui les aidera à découvrir ce qu’elles cachent derrière leurs fichues manies. Comme quoi, claquer une porte vous contraint parfois à en ouvrir d’autres, et des verrouillées encore ! »

Le mot de l’éditrice :
« Les contraires s’attirent, c’est bien connu. Entre Frédérique et Lou, c’est ni avec toi ni sans toi, ce qui ne simplifie pas leur vie quotidienne. Fanny Mertz nous entraîne dans une comédie à rebondissements, drôle, enlevée, où se sont les amis hétéros qui jouent les entremetteurs et où l’amour se prend les pieds dans le tapis pour s’en relever grandi. »

Biographie :
Fanny Mertz a participé au recueil de nouvelles collectives Gris-gris, fétiches et porte-bonheur avec Les Portes d’Ys (éditions de La Cerisaie). Elle est également l’auteure de la nouvelle Sans fil, dans Immersion totale (Adventice). Vice versa est son premier roman.

208 pages - Collection Ceriselles
ISBN 2-914908-44-3