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Ce qu'ils en pensent :
Love Pirates : « Délice d'écriture avec Catherine Bourassin. Et ce n'est plus un secret. Cet auteur possède plus d'une cartouche dans son stylo. Sa plume nous offre une prose habile, élégante, teintée d'humour, de militantisme subtil. Mais surtout, elle excelle dans l'art de donner vie à ses personnages. En deux, trois lignes, elle sculpte les protagonistes de son récit avec une dextérité déconcertante. À tel point qu'on a du mal à refermer le livre, on a envie de prolonger cette intimité autour d'un verre dans un bistrot. Ce livre est tout simplement une invitation au délit de fuite face au quotidien. »
Têtu : « Après Gais matins et Un Salon blanc et vieil or, Catherine Bourassin, fidèle à elle-même, revient avec un roman qui ne paie pas de mine mais recèle des trésors cachés. Une fois de plus l'histoire paraît simple mais ne l'est pas. À l'été 1986, Fabien se prépare à mourir du sida. Il mourra à l'automne, mais pas de la maladie. Parallèlement, Vic, victime 10 ans plus tôt de la lâcheté de Fabien, tombe amoureuse de la veuve de celui-ci, sur fond de manifestations lycéennes avec en point d'orgue, le passage à tabac mortel de Malik Oussekine par les voltigeurs de Charles Pasqua. La culpabilité a sa façon à elle de nous rattraper. »
Treize (Québec) : « Court régal ! Le troisième roman de Catherine Bourassin manie la sobriété avec art pour dire la subtilité et l'intensité des sentiments. [...] Justesse des personnages, authenticité de l'atmosphère [...], militantisme discrètement efficace, élégance du style et de la structure.. Tout absolument tout dans ce roman est délectable. »
Les Fées du logis : « Je me suis laissé emporter par les mots, l'histoire, l'humour, l'atmosphère… Le tourbillon de ces destins croisés, de la vie de ces personnages ballottés par les événements, par des sentiments qu'ils ne comprennent pas toujours… Délits secrets est un roman sur le hasard, sur l'amitié, sur la confusion des sentiments, sur la reconstruction de soi après un deuil. C'est un ouvrage qui va droit au coeur car ses personnages expriment des choses que nous avons tou-te-s vécues, que nous avons tou-te-s en nous. L'auteur nous promène dans différents moments de la vie de deux femmes et d'un homme tout en nous faisant revivre les manifestations étudiantes de 86 (avec notamment le décès de Malik Oussekine) dans un style simple, mais juste et dynamique qui rend tous ses personnages, même les plus secondaires, vivants et attachants. »
Monchoix.net : « Ah oui.... A lire, assurément. Sur fond de début du SIDA et de manifs étudiantes réprimés plus durement que celles des lycées cette année, Catherine Bourassin dépeint des personnages touchants, cachant tous un passé par forcément toujours très clair, mais toujours avec la petite touche d'humour cynique qui nous donne encore plus envie de s'attacher aux personnages. »
Activ'elles (Belgique) : « Revoilà une histoire simple, sans prise de tête, faite de courts chapitres, avec des personnages auxquels on s'attache, un décor manifestement familier à l'auteur - Dijon est encore là mais le dixième arrondissement de Paris lui vole la vedette -, et deux époques qui s'entrelacent. Le schéma se complexifie un peu du fait que plusieurs personnages se replongent dans leurs souvenirs, qui s'entrecroisent. C'est le genre de livre qu'on a du mal à abandonner en cours de route, ce qui donne à ceux qui ont un minimum de mémoire et de perspicacité, la satisfaction de faire eux-mêmes et sans délai le lien entre les détails des souvenirs et des vies de chacun de ces personnages. Catherine Bourassin a pris son envol et dépasse cette fois l'histoire individuelle pour nous confronter à un choix universel : la lâcheté, eut-elle des conséquences dramatiques pour autrui, ou l'engagement et la lutte, fut-elle sans espoir… »
Lesbia Magazine : « Beaucoup de personnages secondaires originaux et bien campés, de malentendus qui se résolvent après des années et d'histoires d'amour qui commencent. »

Extrait :
« Vic interprétait sans vraie cohérence, au gré de sa propre humeur, le comportement de Marge, ses regards directs, son attention soutenue ou ironique ; surtout, sa façon de tendre le bras pour la saluer : comme un jeu ; une volonté de se démarquer d'une banale embrassade ; un choix délibéré pour les mains qui se joignent, la pression des doigts, le contact des paumes (pourquoi rêver d'un autre plaisir, une bise sur la joue, plus bref et à l'effet moins sûr : tant de gens se ratent par négligence ou précipitation et remuent les lèvres dans le vide en se penchant vers vous ?). Finalement, persister, à leur degré d'intimité, et contre toute vraisemblance, dans la poignée de mains, c'était anticiper une autre relation possible, probable, à venir, qui ne s'amorcerait qu'au baiser. »

Le mot de l'auteure :
« Dans Délits secrets, Victoire et Fabien, deux homosexuels, se rencontrent à 17 ans. Je me suis souvent interrogée sur cette amitié-là, entre deux homos, fille et garçon. Ne devraient-ils pas être plus proches du fait de leur marginalité commune ou sont-ils trop différents, appartenant chacun à un monde féminin ou masculin qui les sépare plus que tout ?
Mes deux héroïnes, cabossées par la vie, doivent se dépasser, transformer leur rage ou leur déception pour réapprendre le désir et l'amour. Enfin, il y a une flopée d'oiseaux et puis, oui, ils reflètent à leur manière la vie de mes personnages, y participent même. »

Le mot de l'éditrice :
« Catherine Bourassin est une impressionniste. Elle évoque plus qu’elle ne décrit, au lecteur d’imaginer le reste et ça marche. Elle impressionne sa toile par petites touches; en deux coups de pinceaux, avec subtilité et élégance, elle esquisse le portrait de ses personnages qui prennent vie sous nos yeux, tellement vivants, tellement humains. Un peu de rose aux joues pour évoquer une scène d’amour entre deux femmes et notre coeur bat la chamade. Un peu de noir et notre fibre militante se réveille, du rouge piment et c’est son humour pince-sans-rire qui vient nous piquer au vif. Catherine Bourassin, c’est un nuage de lait sous lequel se cache un thé bien corsé. »

Biographie :
Catherine Bourassin est l'auteure de Gais matins et Un Salon blanc et vieil or. Elle a également participé aux recueils de nouvelles Le Début de la fin / La Fin du début et Belles d'époques.

© P.  Ly Cong