Ceriselles, la collection de littérature lesbienne des éditions de La Cerisaie
Ceriselles, la collection de littérature lesbienne des éditions de La Cerisaie
LE BÂILLON
Best seller 2003 - Label Isidor 2006
Corinne Gendraud
Roman - 15,00 euros
ÉPUISÉ
192 pages - Collection Ceriselles
ISBN 2-914908-07-5
LE BÂILLON A REÇU LE LABEL ISIDOR 2006 DU COLLECTIF HOMOEDU
Ces prix récompensent des livres reflétant la diversité sexuelle auprès des enfants et des adolescents, pour prévenir les préjugés homophobes. Il ont été remis le 17 mai 2006 à la librairie Blue Book à Paris, dans le cadre de la deuxième Journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Consultez la liste des Isidor 2006 sur le site www.homoedu.com
Ce qu'ils en pensent :
Têtu : « De nombreux jeunes homos, filles ou garçons, se reconnaîtront dans ce récit, qui retrace avec justesse les interrogations des ados découvrant leur homosexualité. [...] Celles et ceux qui ont déjà fait leur coming-out retrouveront sans doute dans Le Bâillon une partie d'eux-mêmes et des émotions qu'ils ont pu ressentir. »
Lesbia Magazine : « Le grand atout de ce roman c'est son aspect réaliste : c'est ainsi que les choses se passent dans la majorité des cas et cela devrait donner du courage à bien des gamines un peu paumées. »
Les Fées du logis : « Même si je ne suis pas passée exactement par les mêmes étapes que la narratrice, je peux vous dire que ça m'a fait un drôle d'effet de voir raconté quatre années de ma vie. En détail , dans toute leur horreur et leur bonheur, dans tous leurs questionnements, leurs doutes, leurs peurs… C'est bien écrit, c'est bien vu, ça remue parfois de vieux souvenirs qu'on aurait voulu oublier ou qu'on redécouvre au contraire avec émotion… bref, c'est à lire ! »
Gaysthouse : « Avec son premier roman, Corinne Gendraud nous apporte avant tout un témoignage réaliste plus qu'un roman. Le témoignage de la différence, de la découverte de Sa différence lors de l'adolescence. Sans fioriture, dans un style sobre et riche en analyse, Le Bâillon se lit avec plaisir et une certaine nostalgie. »
La dixième muse : « Ce premier roman traduit le talent indéniable de Corinne Gendraud. Le style est d'une agréable finesse et le récit est particulièrement bien ficelé. »
Les Pénélopes : « Ce roman, facile à lire, s'adresse en particulier aux adolescent-e-s qui cherchent un soutien face à leurs propres questionnements. »
Anne-Marie Vincent pour So Frenchy.com : « Il a la fraîcheur et la maladresse (peut-être feinte) d'un journal intime, si bien qu'on a l'impression délicieuse et coupable d'avoir fouillé dans un tiroir interdit. Et dans ce tiroir, ce texte à l'écriture ronde qui devient nerveuse, alors que Nathalie grandit. Dans ce tiroir-là, ce sont nos propres souvenirs, nos propres émois, nos propres doutes que l'on retrouve. Ceux que l'on a toujours voulu écrire, sans jamais oser le faire. Nathalie aime les filles, c'est important, mais sa construction amoureuse est celle de tous les enfants qui deviennent des hommes et des femmes. […] Une quête de soi, d'identité qui cache puis révèle avec des mots simples quelque chose d'universel. »
Librairie Violette & Co : « Un récit d'une belle justesse pour les jeunes et les autres. »
Quazar : « Partir à la découverte où retrouver des souvenirs, alternative offerte pour qui a envie de lire. Surprise ! Ce peut être un aller sans retour. »
Sélectionné en coup de cœur à la librairie Les Mots à la bouche (Paris)
Extraits :
« Je suis lesbienne, personne ne le sait, mais j'y pense sans cesse. Presque à chaque instant. Tout m'y renvoie. Ce dont j'ai envie par-dessus tout, c'est d'être. Être moi. Ce fantasme. Me confier à Élise, j'y pense tous les jours. Les phrases tournent dans ma tête. Mais je repousse l'aveu chaque fois que nous sommes seules. Je ravale mes angoisses et mes tremblements inutiles. Trop tôt. Trop difficile. Et pourtant je prononce la phrase à tout moment. C'est le murmure du soir, le cri silencieux de la journée.»
«Marion évite de justesse un autre patineur et se met à tournoyer sur place, complètement déstabilisée. Je saisis sa main. J'accélère l'allure et elle retrouve un semblant d'équilibre. Je serre plus fort ses doigts afin qu'elle ne sente pas le tremblement des miens. Mon émotion est intense. La joie m'inonde. Patiner avec elle, main dans la main, est un vieux rêve. Je le réalise, le savoure. Impression qu'il m'échappe pourtant. Marion évolue au bout de mon bras. Ma confiance, sa dépendance me grisent. J'accélère encore l'allure, créant un souffle frais sur nos visages. &emdash; Eh !... Pas trop vite !... supplie-t-elle.
Je n'en fais qu'à ma tête et conserve l'allure. Elle n'est pas rassurée mais elle prend son pied, ses doigts enfoncés dans les miens.
- Déconne pas ! Me lâche pas, hein !...
Je ne lâcherai pas sa main. Marion est à moi pour deux précieuses minutes. Je ralentis pourtant la vitesse, amusée, chavirée de tendresse, folle d'amour pour cette fille dont je ne sais quasiment rien.»
Résumé :
Pour Nathalie, lycéenne, la réalité n'est qu'un prénom : Marion. Un visage qui l'obsède, un premier amour qui s'obstine et l'entraîne dans un tourbillon de questionnements et de doutes, non dénué de bonheur et de plaisirs fugaces.
Une rencontre qui lui permettra de se trouver elle-même.
Un roman qui s'adresse à tous les homosexuel-le-s et plus particulièrement aux adolescent-e-s qui découvrent leur homosexualité. Un livre utile, qui répond aux questions que l'on se pose alors et qui indique des adresses et numéros de lignes d'écoute, en France, en Belgique, en Suisse et au Québec.
À mettre dans toutes les bibliothèques municipales et les lycées.
Le mot de l'auteure :
« Le Bâillon est une étape de l'adolescence, un témoignage que j'ai voulu le plus réaliste possible sur ce que peut être la découverte de sa différence, à savoir : être lesbienne. Pour les jeunes filles qui se découvrent, pour leurs parents, leurs amis, pour tous ceux et toutes celles qui ont un peu de curiosité ou de nostalgie, Le Bâillon invite à réfléchir sur soi et sur les autres.
Ce livre est un peu celui que j'aurais aimé lire à quinze ans. À défaut de l'avoir trouvé, je l'ai écrit dix ans plus tard, en m'inspirant de rencontres comme de mon propre vécu. Quand on est comme Nathalie — lycéenne de province, studieuse, réservée, plutôt féminine — il arrive que l'on se sente un peu « délaissée » en lisant les histoires de lesbiennes de trente ans qui s'assument parfaitement. Cela paraît trop éloigné du quotidien lorsque toute la vie reste encore à construire, lorsque le « je » est à définir.
Le quotidien, justement. Comment est-il vécu dans le rapport constant aux amis, à la famille, à la société en général ?
J'ai voulu replonger dans le bouillonnement émotionnel de l'adolescence, les premiers émois, les déceptions, les rêves, les doutes, les frustrations. Nathalie a une vie de lycéenne comme il s'en trouve beaucoup. Les faits sont avant tout décrits pour suggérer du ressenti. Plus qu'une simple histoire, c'est la description d'un paysage intérieur avec ses tempêtes et ses éclaircies soudaines. »
Le mot de l'éditrice :
« Le Bâillon, celui que les homos portent tous un jour ou l’autre pour les empêcher de parler de leur vie. J’aurais aimé trouver un livre pareil lorsque j’étais adolescente, pour me débâillonner plus vite. Corinne Gendraud écrit là un livre qui nous parle des difficultés à vivre cette étrange période où l’on découvre les premiers émois, qu’ils s’adressent à une femme ou à un homme. Et elle a su trouver les mots justes, de ceux qui touchent le plus grand nombre. »
Biographie :
Le Bâillon est le premier roman de Corinne Gendraud. Elle a également participé aux recueils de nouvelles Le Début de la fin et Belles d’époques.
